Qu’en est-il de nos ressources ?
Il y a les ressources matérielles, celles dont tout le monde parle. Mais n’y a-t-il pas une autre façon de voir cela ? Nos vraies ressources ne sont elles pas nos propres capacités que nous avons développées ? On parle toujours de l’instinct de survie qui a permis à de nombreuses personnes, placées dans des situations a-priori sans espoir, de trouver les solutions et de s’en sortir. A ce sujet, je vous recommande le livre de Nando Parrado « Miracle dans les Andes ». Nando faisait parti de ce groupe de joueurs de Rudgby Uruguayens dont l’avion s’est écrasé il y a 30 ans dans les Andes, et qui a réussi à se sauver ainsi qu’une partie de l’équipage. Après plus de trente ans de silence, Nando s’est décidé à raconter son récit.
Sur quoi peut-on baser notre certitude lorsque le monde entier nous envoie des messages de peur ou de manque ? Sommes-nous vraiment des êtres perdus ballotés par des forces extérieures qui semblent êtres liées à la loi du hasard ?
Là encore il s’agit de prendre le temps et de trouver la source. Ainsi on peut faire une liste des principaux événements qui nous sont arrivés dans notre vie, et analyser quelles sont les ressources internes qui nous ont permis d’y faire face. Pour que cet exercice soit utile il convient de partir de sa toute première enfance et de dérouler le fil jusqu’à aujourd’hui. Les ressources peuvent être ainsi, et à titre d’exemple, la ténacité, la foi, le courage, la joie de vivre, la souplesse d’adaptation…. Ces ressources qui nous sont propres touchent notre identité. Elles sont notre capital et le moteur de notre réaction face à des situations qui peuvent paraitre agressives.
Avons-nous une vision claire de pourquoi nous vivons ? Sont-ce les ressources matérielles qui définissent notre identité ? On peut aussi penser à Mandela qui, interrogé après 25 années de prison pour savoir s’il était heureux de sortir de prison répondit que cela n’allait pas changer sa vie. Que son combat n’était pas de sortir de prison mais que son peuple soit libre. Et que, en prison ou pas en prison cela n’avait pas d’importance par rapport à ce but de vie.
Et puis il faut aussi se poser la question de nos croyances. Qui dirige notre vie ? Quelle foi accorder à ces suggestions agressives ? Nous savons tous que du jour au lendemain la situation peut changer. Le sens de la vie est-il de manquer ? De souffrir ? L’homme a-t-il été crée pour labourer le sol ? Parfois il suffit d’écouter nos intuitions, de les suivre pour trouver notre chemin. Mais là réside l’apparente difficulté : Ecouter nos intuitions. Ne peut-on avancer sur cette base ? Travailler, réfléchir, agir en fonction de l’inspiration plutôt que sur une base d’activité toujours plus pressante ?

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